Historique

Le mouvement canadien de défense des droits des personnes handicapées soutient depuis longtemps la valeur égale de toutes les personnes et de toutes les vies. Les principes fondamentaux de Vivre dans la dignité peuvent être retracés à travers l’histoire du mouvement :

Égalité

En 1982, la Charte canadienne des droits et libertés a garanti l’égalité des droits des personnes handicapées. Dans le cadre du projet de la charte, les motifs justifiant une protection contre la discrimination n’incluaient toutefois pas les déficiences mentales ou physiques. Les défenseurs des droits des personnes handicapées ont dû exercer de fortes pressions pour que celles-ci soient ajoutées.

Égalité

Consentement

En 1986, dans l’affaire Eve, la Cour suprême a décidé que les personnes handicapées ne pouvaient pas être stérilisées sans leur consentement au Canada. Saviez-vous que l’eugénisme était autrefois une pratique courante au Canada? Rien qu’en Alberta, entre 1929 et 1972, 2 822 personnes ont été stérilisées de force.

Justice

En 1993, Tracy Latimer, 12 ans, a été assassinée par son père. La mort de Tracy démontre la vulnérabilité à laquelle les personnes handicapées peuvent faire face lorsqu’on considère que leur vie est pire que la mort.

Justice

Liberté

En 2003, la province de la Colombie-Britannique a présenté des excuses officielles aux victimes de placement en établissement. L’Ontario a emboîté le pas en 2013. Les établissements ont souvent été des centres de mauvais traitements et de négligence pour les personnes handicapées partout au Canada.

Vie

En 2010, le Canada a ratifié la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH). La CDPH souligne que les personnes handicapées ont droit à la vie, à des services d’accompagnement et à la santé.

Vie

Défense des droits

En 2015, dans l’affaire Carter, la Cour suprême a décidé que la prohibition absolue de l’aide au suicide était inconstitutionnelle. Pour la première fois dans l’histoire du Canada, l’aide médicale à mourir sera légale. Conscientes de la façon dont les stéréotypes négatifs pouvaient influencer les décisions relatives à l’AMM, les personnes handicapées et leurs alliés ont commencé à préconiser des mesures de sauvegarde et surveillance. Êtes-vous prête ou prêt à agir? Joignez-vous à nous.

En 2020, alors que la pandémie mondiale révèle à quel point la vie des personnes handicapées est (dé)valorisée au Canada, le Parlement se prépare à débattre du projet de loi C-7. Le projet de loi C-7 permettrait aux personnes handicapées dont la mort n’est pas proche et imminente de mourir avec l’assistance de l’aide médicale parce qu’elles souffrent.

    Persistance